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Le peloton spécial d’intervention de la gendarmerie (PSIG) a interpellé le Commandant Idriss, Chef du bureau de l'Agence Nationale de sécurité (ANS) à la sous-préfecture de Koundoul, suite à une plainte de deux éleveurs pour tortures ayant entraîné l’infirmité des membres supérieurs.

Le Commandant Idriss (comme par hasard !), accusant les deux éleveurs Almahdi Tahir (30 ans) et Abakar Tamar (37 ans) de détention illégale d’une arme de guerre, leur a infligé des sévices corporels. Les deux victimes affirment que le Commandant Idriss les a dépouillé d’abord d’une somme de 350.000 F et de leurs gris-gris, puis les a ligoté et torturé avec l’aide de ses éléments avant de les a écroué pendant 36 heures sans eau ni nourritures.

 

Almahdi et Abakar ont été conduits nuitamment au fleuve, là, ils ont été immergés dans l’eau pour qu’ils avouent détenir une arme de guerre. Les deux éleveurs ont courageusement refusé un tel aveu sous la torture et ont dit au Commandant de la birgade de Koundoul qu’ils ne voient pas l’utilité pour eux de disposer d’une arme de guerre.

 

Mais rien à faire, les tortures ont continué durant 3 heures de temps. Les brigadiers ont alors couvert nos têtes d’un sac contenant du piment, puis leur chef militaire m’a dit si je connais l’ange de la mort ? Je lui ai dit oui, en tant que croyant, comment pourrais-je ne pas savoir que l’ange de la mort existe. Il me dit que l’ange de la mort c’est lui et si nous ne lui remettons pas les armes de guerre que nous détenons, il va nous tuer.

 

C’est ainsi qu’ils nous ont conduit dans un endroit obscur et nous ont attaché contre un arbre et nous ont demandé de réciter la Chahada. Ce que nous avons fait. Juste après des balles commencent à siffler sous nos temps, on se croyait mort.

 

Malgré les plaies, les contusions et la paralysie de leurs bras, le Commandant Idriss les conduit à la brigade de Koundoul. Le commandant de cette brigade explique à Idriss qu’il doit d’abord soigner les éleveurs avant de les poursuivre car leur état de santé ne permet pas de les garder à vue. Idriss rétorque en ces termes : « si tu ne peux pas les garder, remets-les moi, j’en ferais ce que je veux ». Abasourdi par cette réponse, le commandant de la brigade Koundoul accepte de les enfermer le temps que le commandant Idriss de l’ANS s’en aille et ensuite de les conduire à l’hôpital.

 

Almahdi et Abakar souffrent tous les deux de paralysie des bras et des mains. Munis de leur certificat médical, ils ont déposé une plainte contre le Commandant Idriss de l’ANS. Ils demandent en plus de la condamnation d’Idriss de l’ANS, une indemnisation de 10 millions de francs pour chacun.

 

En attendant les conclusions de l’enquête ouverte à la PSIG, Almahdi et Abakar ne sont pas seulement des éleveurs, mais aussi des cultivateurs. Pendant la saison pluvieuse, nous nous adonnons au travail de la terre et chaque année, nous obtenons entre 20 et 30 sacs de mil. Maintenant, nous ne pouvons plus tenir la houe. Que vont devenir nos familles et nos enfants ? Autant d’interrogations se posent très malheureux Almahdi et Abakar.

Tag(s) : #Flash infos

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