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La rédaction de TCOMTCHAD avait écrit un critique intéressant à propos de Yorongar et ses éternelles revendications de pitié mais je ne comprends pas pourquoi elle s'est pressée de retirer l'article après quelques heures de publication.


En effet, nous sommes fatigués des éternelles revendications de pitiés et d'attention de la part du député Yorongar Ngarlejy. Qu'est-ce que Yorongar n'a pas dit et qu'il va nous dire encore ? « C'est la 14e fois que Deby m'arrête…C'est la dernière fois que je vous parle…Deby va me loger une balle dans la tête…il l'a dit à mes parents…il m'a torturé personnellement…il menace de me tuer à la première occasion…je suis un cabri mort qui n'a plus peur du couteau... je me remets à Dieu… »

Monsieur Yorongar, n'est pas le premier tchadien qu'Idriss Deby a tué. Yorongar n'est pas le premier tchadien que Deby a personnellement torturé. Yorongar n'est pas le premier à visiter plus de 3 fois les terribles prisons de Deby. Yorongar n'est pas le premier ni le dernier tchadien que Deby a personnellement menacé de loger une balle entre les deux yeux. De tous les fils et filles du Tchad, la situation personnelle, familiale, sociale et financière de Yorongar n'est pas la pire qui puisse exister au Tchad. Décidemment, Yorongar, tu nous demandes beaucoup trop d'attention. Tu abuses à jouer les victimes et les carte du sensationnalisme. Tu réclames trop de pitié et tu exprimes trop ta soif de voir manifester nos émotions à ton égard. Tu nous fatigues émotionnellement.

Ce n'est pas par l'apitoiement que tu convaincras le peuple tchadien et les partenaires étrangers à te supporter dans tes revendications pour le Tchad. Il faut penser à une autre stratégie qui honore un peu mieux et qui grandit. Ça fait trop africain ce culte abusif de revendication d'apitoiements. C'est infantilisant ! De plus, Yorongar prend plaisir à répéter inlassablement son histoire comme un cas de miracle absolu. Si, en vérité, c'est Oumar Bongo qui a persuadé Deby de laisser la vie à Yorongar et que le président Deby a cédé à la demande de son homologue alors on peut déduire de manière valide que le théâtre de la cimetière de Ngomba est une mise en scène de mauvais goût exécutée par les soldats de Deby car ils n'avaient pas ordre de liquider Yorongar mais de le libérer.

Autre chose qui corrobore cette analyse : les membres du gouvernement s'attendaient à voir Yorongar rentrer chez lui après la libération et non son évasion car ils se sont trompés dans leurs communications en annonçant qu'à l'heure où ils parlent, Yorongar est chez lui parmi les siens. En fait, Yorongar a préféré traverser le fleuve pour se réfugier au Cameroun. Ou alors, on retient l'hypothèse que les soldats avaient ordre de tuer Yorongar mais que c'est par miracle qu'il soit encore vivant et dans ce cas, l'histoire de Oumar Bongo présenté comme le sauveur de Yorongar ne tient pas. (D'ailleurs, j'y vois un coup de communication que Bongo va récupérer pour se vanter aux yeux du monde en se passant comme les sauveurs des opprimés africains).

N'allez pas me dire que les petits tueurs de Deby sont capables de contre-ordres décidés par eux-mêmes, outrepassant les ordres directs de Deby. Et finalement, si ce n'est qu'une plaisanterie de très mauvais goût, après avoir couru un risque réel, puisque Bongo et la France ont bien intervenu pour épargner la vie de Yorongar, alors il ne faut pas exagérer les choses en criant au meurtre.

En tout cas, je dis que nous avons entendu assez de pleurnichements de la part du député Yorongar le fier miraculé. Nous voulons autre chose. Aussi, faites un peu de place à la jeunesse. A un moment, nous voulons voir d'autres gueules. 

Par Alain Koumlan
koumlan@gmail.com

Tag(s) : #Politique

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