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Les rebelles coupent l’oreille gauche à 16 villageois.

 

La journée d'hier a été dure pour une trentaine de villageois qui se livraient à la cueillette de noix de cajou dans le sud du Sénégal en Casamance. En effet, ces derniers auront la malchance de recevoir la visite de plusieurs hommes armés jusqu’aux dents. Les assaillants ont pris certains pour les conduire dans un endroit avant de sectionner à 16 d’entre-eux l’oreille gauche et de les libérer aux environs de 13 heures.

 

Les victimes ont rallié pour certains leurs villages, pour d’autres sans l’oreille gauche l’hôpital régional de Ziguinchor. Les victimes rapportent que leurs assaillants ont été clairs : « la paix que nous chantons s’arrêtent dans nos maisons, mais pas dans la brousse et qu’aujourd’hui, ils ne veulent que l’indépendance, mais pas autre chose ».

 

Il faut retenir que ces évènements surviennent un mois après l’arrestation de 18 personnes par des éléments du mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). Outre des opérations de ce genre, le MFDC a revendiqué le 31 décembre 2006 l’assassinat de Lamine Badji, président du conseil régional de Ziguinchor et le 31 décembre 2007 du chef religieux Chamsédine Cherif Aïdara.



Le “ KODO ” tabassé devant le palais présidentiel.

 

Ça s'est passé hier devant les grilles du palais présidentiel, un lynchage commis par les policiers sur un vigoureux bonhomme, connu pour prêter ses biceps aux VIP en manque de “ gorille ”.

Moussa Camara alias “ KODO ”, un jeune homme hyper bodybuildé, très connu des stars et de gros bonnets du parti au pouvoir, avait rendez-vous avec Lamine Faye (Aide de camp du président Wade) dont il guettait le retour de l'aéroport où Wade était parti accueillir un hôte.

Les policiers qui assuraient l'ordre tout alentour du palais le repèrent et lui intiment l'ordre de dégager. Mais le gars habitué des lieux, tente de leur expliquer qu'il avait juste rendez-vous avec l'aide de camp du président qu'il attend sur place et qu'en plus il est de la famille. Les mots de trop qui énervent le policier, interlocuteur de Kodo, qui voit rouge. Les mots volent bas, les nerfs s'échauffent. Une meute de policiers s'abat sur Kodo sévèrement tabassé et jeté dans une fourgonnette. Direction : commissariat central. Le gars qui, selon nos machins, oppose une résistance aux policiers, y passera un sale quart d'heure, récolte un crâne cabossé, des lèvres fendues, des tibias et bras enflés. Des blessures qui motivent l'évacuation de Kodo à l'hôpital pour des soins.

 

Quelques pansements sur la tronche et une perfusion au bras, il est exfiltré manu militari, fourgué dans le car de la police, direction commissariat central. Et dites vous bien que les policiers étaient tellement remontés contre Kodo qu'ils ont “ oublié ” de lui enlever l'aiguille de sa perfusion. Ce qui les oblige à retourner à l'hôpital, avant de ramener le paquet dans un piteux état.

 

Dehors, les amis de Kodo ahuris de cette violence gratuite attendent que le médecin décerne un certificat médical attestant les coups et blessures et jurent qu'ils vont déposer une plainte contre ces policiers coupables d'une telle brutalité.

 

 

Sévèrement lynché, le voleur envoie sa victime en prison

 

Le fait est rare pour être souligné, car ce n'est pas tous les jours qu'on voit un voleur envoyer en prison sa victime. En fait, dans le cas d'espèce, le voleur en question s'est retourné contre sa victime parce qu'il a été sévèrement lynché et a échappé de justesse à la mort.  Estimant qu'à même qu'il avait des droits et que sa victime n'avait pas à se faire lui-même justice, le voleur et ses parents n'ont pas hésité à porter plainte contre Alioune Diouf pour coups et blessures volontaires.

 

En effet, tout est parti d'un vol que Fallou Lo a perpétré sur Alioune Diouf. Habitant tous les deux le même quartier, le sieur Diouf connaissait bien le jeune Fallou, qui est reputé pour ses déboires et ses mauvaises fréquentations. Habitué de la prison, malgré son jeune âge, Fallou est également un voleur connu de tout le quartier. Ce qui fait que lorsqu'il a étreint Alioune Diouf le jour des faits, soi-disant pour le saluer, ce dernier n'a pas hésité à l'accuser de la disparition de son téléphone portable. A preuve, lorsqu'il l'a retrouvé quelques heures plus tard en compagnie de ses amis, ils ont tous pris la fuite. En fait, il avait déjà bradé le portable en question, pour se payer de la boisson alcoolisée avec ses amis.

 

Décidé à retrouver son portable, Alioune Diouf avait fait le pied de grue pendant plusieurs heures devant le bar que fréquentait Fallou, rien que pour mettre la main sur lui. Et ce fut finalement vers les coups de 3 heures du matin que le jeune Fallou Lo a daigné sortir du bar. Pris au collet par sa victime et sommé de sortir le portable volé, il a reconnu les faits et même promis de trouver un arrangement avec sa victime. Mais en fait, le jeune délinquant voulait seulement l'endormir, car il a suffit que Alioune Diouf détourne un moment son attention pour qu'il lui file entre les doigts, une nouvelle fois, rattrapé à la suite d'une course-poursuite épuisante, Fallou est traîné jusque dans leur quartier par Alioune Diouf qui était visiblement sur les nerfs. Décidé à lui donner une sévère correction et aidé en cela par quelques riverains, il avait attaché le jeune garçon sur un poteau avant de le tabasser sévèrement.

 

Évanoui dans un premier temps, Fallou Lo sera réanimé à coup de seau d'eau avant d'être encore soumis au supplice. Sévèrement lynché, il s'est retrouvé avec plusieurs blessures sur tout le corps et des oedèmes à la tête. En fait, il a dû son salut à l'intervention d'un gardien qui, ne pouvait pas supporter le spectacle, a vite fait d'aller alerter les parents du voleur. Finalement recueilli par ses parents, le jeune garçon sera conduit dare-dare à l'hôpital pour y recevoir des soins. Muni d'un certificat médical, il avait par la suite décidé en accord avec ses parents de déposer une plainte contre Alioune Diouf pour coups et blessures volontaires.

 

Interpellé et traduit devant le Tribunal des flagrants délits, M Alioune est largement revenu sur les circonstances qui lui ont valu de faire passer un mauvais quart d'heure au plaignant. Mais, pour toute réponse, le Tribunal lui a signalé qu'il est interdit de se faire justice soi-même. Ayant appris la leçon à ses dépens, il a été condamné à deux mois de prison ferme, malgré l'intervention de son Avocat qui a plaidé la clémence. Privé de liberté, Alioune Diouf aura également à payer à son voleur la somme de 150.000 F Cfa à titre de réparation.

Tag(s) : #International

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