Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

undefined



Viendra, viendra pas. Le président français Nicolas Sarkozy a finalement effectué son voyage au Tchad et ce malgré l’opposition de ses Conseillers et des organisations de défense des droits de l’homme qu’il avait reçu juste avant son envol pour N’djaména.

A ce déplacement, Sarkozy a tenu à se faire accompagner par deux piliers de la françafrique : la francophonie et la commission européenne. En effet, tout comme Jeune Afrique, TV5, RFI et les bases militaires françaises en Afrique, la francophonie et la commission européenne sont aussi des organes de la françafrique.

Bien que cette deuxième visite de Sarkozy à N’djaména ait été prévue de longue date, du temps où il était venu chercher les membres de l’équipage de l’avion loué par l’Arche de Zoé, l’Elysée a tout fait pour minimiser la portée de ce déplacement qui a été présenté tour à tour comme improbable, d’escale et de visite éclaire.


Les raisons de ce gène, c’est bien l’implication militaire française dans les combats de N’djaména qui a permis de sauver Idriss Deby Itno et surtout le sentiment de complicité qui anime les autorités françaises dans les tueries qui ont suivi le retrait des rebelles de la capitale.

Comportement qui a scandalisé et indigné l’Afrique et le monde tout entier. Surtout cette barbarie qui a foudroyé des populations sans défense. Des chefs de parti politique, des journalistes, des membres des organisations de défense des droits de l’homme, des commerçants, des étudiants et des civils hommes, femmes et enfants ont été arrachés brutalement de leur domicile et jetés en prison où ils ont été victimes d’humiliations, de tortures et même d’exécutions sommaires.

 

Tout le monde sait aujourd’hui que la France a non seulement fermé les yeux et laissé faire mais en plus elle a participé à ces horribles traitements inhumains. Plusieurs témoignages affirment que les tueurs de Deby sont allés jusqu’à la base militaire française arracher des blessés de leur lit et vraisemblablement passés aux armes.

Les Tchadiens savent que la France de Sarkozy comme celle de Chirac d’ailleurs a toujours été mêlée à ces actes crapuleux qui ont coûté la vie à plusieurs de nos compatriotes. Si aujourd’hui, Idriss Deby Itno annonce, rien que pour les deux jours du 3 et 4 février 2008, un bilan officiel de plus de 400 morts, rapporté sur une durée de 18 ans et au nombre d’événements que le Tchad a connu depuis 1990, ce bilan sera tout simplement extrêmement macabre.

 

La commission d’enquête internationale annoncée par Sarkozy et acceptée par Deby vise bien entendu à noyer la disparition des opposants démocratiques dans cet océan de barbaries. On cherche à imputer ces crimes au chaos créé par l’attaque rebelle et donc décharger en quelque sorte l’Etat de ses obligations républicaines à savoir, en autres, assurer la sécurité des personnes des biens sur l’étendue du territoire national. On se rappelle bien du temps des bavures où des membres de la garde présidentielle, proches parents de Deby, liquident des citoyens et que le ministre de l’intérieur de l’époque, Mr. Hassaballah Soubiane, impute à l’insécurité et basta.

 

Pour finir, regrettons tout de même la machination des différentes familles des disparus qui se prêtent « volontairement » au jeu sournois de RFI, cette radio qui a déjà fait ses preuves aux côtés de Deby dans toutes ses barbaries. Que Dieu protège les opposants et les ramène saint et sauve à leur famille. Amin.

Tag(s) : #Ambénatna

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :