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L'ancien Président Tchadien, Hissein Habré, fait toujours l'actualité de son pays le Tchad. Depuis 8 ans déjà, des organisations nébuleuses de droits de l'homme s'activent pour avoir sa tête. Des Ong parmi lesquelles Human Right Watch (HRW) et la Rencontre Africaine des droits de l'homme (RADDHO) financées par la Libye du Colonel Kadhafi et le Tchad d'Idriss Déby Itno exercent un activisme ahurissant tout azimut qui a fini par dégouter tout le monde.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade et son fils Karim, connus pour leur soif inassouvie d'argent, se sont associés à ce club de mercenaires "humanitaires" pour remuer ciel et terre afin de traduire en justice l'ancien président tchadien. Pour ce faire, tout a été mis en oeuvre pour que la flamme de cette affaire ne s'éteigne jamais.

Le Sénégal a ainsi voté une loi attribuant une compétence universelle à sa Justice. Les Juges sénégalais pourront donc aller au Tchad et partout dans le monde pour rendre justice. Un comité d'experts juridiques Africains assistés tout récemment par leurs confrères européens ont évalué et reévalué le financement de l'organisation du procès de l'ancien président Hissein Habré. Les dépenses s'élèveraient à environ 18 milliards de francs Cfa.

Il faut dire qu'à l'heure actuelle, Hissein Habré est un homme libre, aucune plainte n'est retenue contre lui. Les nouvelles démarches du président sénégalais consistent à reprendre le processus, les "victimes" seront donc invitées à déposer de nouvelles plaintes. Or dans ce cas de figure, le principe de la non-rétroactivité de la loi empêche les Magistrats sénégalais d'entendre des faits antérieurs qui se seraient déroulés il y a une vingtaine d'années et plus au Tchad.

Face à ce dilemne, Abdoulaye Wade a convoqué l'Assemblée nationale en séance extraordinaire pour modifier la Constitution sénégalaise en introduisant un Article qui annule le principe de la non-rétroactivité de la loi. Après un houleux débat à l'hémicycle le jeudi 25 janvier dernier, les Députés sénégalais ont rejeté à l'unanimité le vote de cette loi qui devrait permettre donc le jugement de l'ancien président tchadien.

C'est pour des raisons " d'honneur et de dignité " mais aussi pour protéger la loi Isidore EZZAN (loi votée en 2004 qui amnistie tous les crimes politiques commis au Sénégal entre 1980 et 2004) expliquent les Députés sénégalais.

Abdoulaye Wade et son fils, les droits de l'hommiste et les "victimes", la Françafrique et Khadafi doivent se creuser la cervelle pour inventer une autre trouvaille contre Habré. D'ici là, les avocats de ce dernier rigolent et les attendent de pied ferme.

Qui a dit qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs ?

 

Tag(s) : #Politique

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