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undefinedLe Tchad a une longue histoire de guerre. Notre pays est connu pour ses troubles politiques répétitives, sa guerre civile interminable. Depuis l’indépendance, le 1er août 1960, Cinq chefs d’Etat se sont succédés à la tête de l’Etat tchadien. Un coup d’Etat militaire classique a entraîné la mort du premier président François Ngarta Tombalbaye(13/04/1975), trois autres chefs d'Etat ont été contraints par des forces rebelles à quitter le pouvoir et s’exiler (Félix Malloum, Goukouni Weddeye, Hissein Habré) et le régime actuel qui détient le record de longévité, 17 ans de règne. Cela fait du Tchad, le pays africain le plus instable durant ces 40 dernières années.


En Afrique, d’autres pays ont connu des guerres civiles semblables à celles du Tchad. Cependant, ces pays, tant bien que mal, ont retrouvé la paix et œuvrent pour le développement, sinon connaissent une stabilité politique qui contribue incontestablement aux progrès économiques et sociaux.

 

Durant ces 40 dernières années, le Tchad n’a connu que des périodes d’accalmie. A chaque fois que l’air de la paix, de l’unité et du progrès se fait sentir, tout bascule brutalement. Les Tchadiens s’opposent et s’affrontent sur des divergences qui ne valent pas autant de sacrifices humaines. Beaucoup d’entre eux ont été embarqués dans des problèmes qu’ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants. Ils n’ont, pour la plupart, pas eu le moindre temps à la réflexion et au dialogue. 
Ce contexte dramatique est rendu plus compliqué par l’absence d’une société civile apolitique, patriotique et moins corrompue mais aussi par la brillante démission des chefs coutumiers, religieux et traditionnels. Ces derniers auraient pu jouer le rôle d’intermédiaires entre les protagonistes de la crise tchadienne.

 

undefinedLes pays voisins comme la Libye, le Soudan ou le Nigéria ont de tout temps intervenu de manière négative dans les conflits tchadiens. Alors qu’ailleurs les voisins accourent pour aider à éteindre le feu, chez nous, à tous les va-t-en-guerre, la Libye a toujours fourni des armes et de l’argent, le Soudan ouvre ses frontières et le Nigéria facile toute sorte de trafic de documents administratifs (passeports, carte d'identité, permis), de devises, d’infiltrations, d'espionnage…etc.

 

D’autres pays amis ont essayé d’aider le Tchad à surmonter ses problèmes mais sans grands succès. Les plus puissants d’entre eux, tels que la France ou les Etats-Unis d’Amérique, n’ont jamais investi réellement dans la recherche d’une paix durable et définitive au Tchad. On se demande bien pourquoi ? Comment un Tchad déstabilisé leur est profitable ?
Pourtant, vu leur poids politique, ces pays pourraient d'une part influer au niveau des instances internationales telles que l’ONU, l’UE et l'UA ou la CEMAC afin de parrainer les accords de paix et leur application effective et d'autre part, tenir à carreaux les pays voisins du Tchad qui ont des visées expansionnistes et déstabilisatrices.

Au lieu donc de soutenir le peuple tchadien dans ses ambitions légitimes d'aspirer à une vie paisible, libre, démocratique et juste, on leur installe un Cancre à la tête de l'Etat et pire, non seulement on le laisse se comporter comme un roitelet moyenâgeux, un fou ivrogne, mais en plus, on camoufle ses déboires, forfaits et crimes. Des grandes démocraties, des grandes maisons de la liberté d'expression, des juristes de référence, ...etc. se sont mis au service du prince de Bahaï.

 

Les partis politiques au Tchad ont été marginalisés, affamés et leurs chefs terrorisés et clochardisés. Et comme partout en Afrique, l'Etat-Mps n'a pas dérogé à la règle en finançant des partis politiques satellites et en les regroupant au sein d’une mouvance présidentielle. Ces petits partis sont conviés régulièrement à la mangeoire et en contrepartie, ils doivent participer aux kermesses électorales organisées pour amuser la gallérie et surtout servir de gage à la communauté internationale. 

 

undefinedUne presse libre, respectueuse de la déontologie est le plus fidèle gardien de la démocratie. L'une de ses fonctions est d'alerter le peuple lorsque ses intérêts fondamentaux sont menacés. Au Tchad, la presse a déraillé très tôt. L'amateurisme, la corruption et la haine tribale et politicienne caractérisent les acteurs. Cette attitude a fini par dévaluer l'information et ôter tout crédit aux journalistes Tchadiens. La palme d'or revient incontestablement aux frères Erdimi qui ont distribué périodiquement des lourdes enveloppes aux journalistes tchadiens. Personne n’a pipé un seul mot sur les détournements massifs des deniers publics. Des milliards ont été virés à l’étranger, aujourd’hui source de financement de la rébellion dirigée par Timane Erdimi.

 

Le phénomène d’ONG est venu compliquer davantage les choses et affaiblir les espoirs des Tchadiens. Des escrocs de tout calibre et tout acabit s’y sont engouffrés et offrent leurs services de mercenariat. Il y va de la désinformation, de la politique politicienne, du détournement de fonds publics, de prête-nom dans des affaires louches, d’espionnage au service de l’étranger, …etc.

 

Le Tchad est dirigé par des médiocres et des escrocs de la trempe de Deby et de Djasnabaye. Toute une population malsaine, portée sur l’argent facile, la débauche, la prostitution du corps et de l’esprit, faisant fi des principes d’honneur et de dignité, fourmille autour de l’Etat-Mps. Cette population compose le gouvernement, l’armée, le commerce, les partis politiques, les ONG (ligues des droits de l’homme, ex : Delphine, Jacqueline Moudeina), la presse, …etc. Ce sont des véritables virus mortels.

 

Certains de ces virus ont rejoint la rébellion car tout simplement parce qu'ils sont tombés en disgrâce à N’djaména. A l’Est, ils ont retrouvé beaucoup de leurs collègues d’antan. Ces gens espèrent rebondir en contribuant à la chute du régime Mps. Déjà, une grande majorité de ceux qui gravitent encore autour de Deby a eu des contacts discrets avec la rébellion (RFC). Les fameux comités d’accueil se forment dans les esprits. Et il n’est pas surprenant de voir demain ces fidèles de Deby rire avec éclat et sautiller de joie à l’entrée des rebelles à N’djaména. C’est du déjà vu tout ça.

 

Alors, on se demande si la lutte actuelle est engagée contre un homme ou contre un système ? Si Deby et son clan ont imposé ce système désastreux au peuple tchadien, pourquoi a-t-on l’impression que ses probables tombeurs veulent répliquer le système ? On pense qu’on veuille faire du Debysme sans Deby.

 

Les nouvelles en provenance du front Est font état de guéguerre de positionnement au sommet entre Mahamat Nouri et Timane Erdimi qui se disputent la présidence de la république !!! Leurs partisans et particulièrement leurs proches se sont auto-nommés à des postes à responsabilités juteux. Ce n’est qu'un avant goût ! 
Demain, nous serons édifiés sur la politique et la capacité des futurs dirigeants du Tchad. Ont-ils des ambitions pour le Tchad ? Comptent-ils rassembler les tchadiens et travailler ensemble pour la nation ? Le changement tant attendu sera-t-il une réalité ou un mirage ? Le Tchad retrouvera t-il l’Etat de droit ? Le Tchad exigera t-il le respect de sa souveraineté à ses voisins ? Ce sont là des questions légitimes que doit se poser tout tchadien en vu d’apporter sa pierre dans l’édification d’un Tchad en paix et surtout au travail.    

Tag(s) : #Ambénatna

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