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undefinedCharles Ghankay Taylor, appelé le plus souvent Charles Taylor, est né le 28 janvier 1948 au Libéria d'un père américain et d'une mère américano-libérienne. Taylor quitte le Libéria pour travailler et étudier aux Etats-Unis, en 1977, il est diplômé en économie du Bentley College dans le Massachutts.


C'est durant ses études que Taylor développe un intérêt pour la politique et décide de joindre l'Union of Liberian Associations (ULA) dont il devient président national. Ce groupe dénonce le régime du président libérien de l'époque, William Tolbert. Peu de temps après, ce dernier est assassiné, victime d'un coup d'état de Samuel Doe. Doe devient ainsi président, nomme Taylor conseiller et lui confie les services généraux du gouvernement. Après avoir détourné 900 000 $ en trois ans, Taylor perd son poste et fuit aux États-Unis.


Arrêté puis emprisonné, il réussit à s'enfuir et se réfugie en Libye afin de préparer une rébellion contre Samuel Doe. Pour ce faire, il joint le National Patriotic Front of Liberia (NPFL) et en devient leader vers la fin des années 1980. En 1989, le NPFL lance une attaque, c'est le début de la guerre civile.


Rapidement, Taylor contrôle une grande partie du pays, mais un éclatement au sein du NPLF ralentit sa conquête. De fait, un de ses principaux lieutenants, Prince Johnson se dissocie de son leader et fonde avec près de 1.000 hommes l'INPLF (Independent National Patriotic Front of Liberia). Prince Johnson et ses troupes prennent le contrôle de la capitale Monrovia et assassinent Samuel Doe. Les troupes de Taylor et Johnson s'affrontent et la guerre civile prend toute son ampleur pendant les sept années qui suivent. En juillet 1997, des élections sont tenues et Taylor est élu avec 75 % des voix. Le scrutin a été jugé juste par les observateurs internationaux, mais des doutes persistent quant à la validité de l'élection.


Pendant son règne à la tête de l'État, Taylor continue de combattre tous ceux qui s'opposent à son pouvoir. La répression contre l'opposition armée fera de milliers de morts jusqu'en 1995. Par ailleurs, il centralisera le pouvoir entre ses mains en instaurant un véritable régime autoritaire. Petit à petit, la résistance au règne de Taylor prend forme. Les troupes de Taylor subissent dans un premier temps les offensives du groupe des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), mouvement soutenu par les Etats-Unis et par le régime guinéen frontalier, puis par la suite, les offensives du Mouvement pour la démocratie au Libéria (MODEL), groupe constitué principalement de membres de la tribu de Samuel Doe, le prédécesseur de Taylor.


Parallèlement, sur le plan international, Taylor est de plus en plus isolé. Il s'est vu imposer des sanctions par le
Conseil de sécurité des Nations unies tel un embargo sur les exportations de diamants de la guerre et de bois et l'interdiction de voyager pour lui et son équipe présidentielle. Taylor fait face à d'énormes pressions de toute part pour quitter le pays. Des responsables de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont même rendus au Liberia pour demander à Taylor de quitter afin de mettre fin au conflit.


Poussé dans ses retranchements, Charles Taylor quitte le pouvoir en août 2003 pour un exil au Nigéria, offrant ainsi une lueur d'espoir au peuple libérien.

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Charles Taylor a parrainé le
Front révolutionnaire uni (RUF) sierra-léonais de Foday Sankoh et Sam Bockarie, mouvement rebelle qui fait preuve de violence extrême. À ce titre, il est accusé de crimes contre l'humanité pour extermination, assassinats, viols, esclavage sexuel, et conscription d'enfants soldats.


Charles Taylor est inculpé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et autres violations du droit international humanitaire par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Il doit répondre de onze chefs d'inculpation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est accusé d'avoir soutenu le RUF et le Conseil des forces armées révolutionnaires (AFRC), deux groupes révolutionnaires sierra-léonais. Il est, selon l'accusation, la figure centrale des guerres civiles qui ont ravagé le Liberia et la Sierra Leone entre 1989 et 2003 et fait près de 400 000 morts. Des milliers de personnes ont été amputées, violées et réduites en esclavage sexuel durant ce conflit largement financé par le trafic des "diamants du sang".


29 mars 2006 : Charles Taylor est arrêté au Nigéria et extradé vers le Sierra Leone Sierra pour y subir son procès par la Cour spéciale pour la Sierra Leone (CSSL). Pour des raisons de sécurité, la CSSL a demandé, le 31 mars 2006, le dépaysement du procès à La Haye, capitale de la justice internationale.


L'arrestation de Charles Taylor a été rendue possible grâce à l'élection d'Ellen Johnson Sirleaf à Monrovia et à l'espoir de stabilisation du pays. Les puissances occidentales et les dirigeants d'Afrique de l’Ouest ont finalement lâché celui qu'ils avaient exilé au Nigéria après lui avoir promis l'impunité en échange de son départ de la présidence et de sa non-intervention dans les affaires libériennes.


4 juin 2007 : Ouverture du procès de Charles Taylor à La Haye, Pays-Bas. Il a décidé de plaider non coupable mais refuse de comparaître évoquant la nullité de ses Avocats qu’il renvoie et le manque de moyens financiers pour organiser sa défense. Le Tribunal met à sa disposition 100.000 $ par mois.


7 janvier 2008 : le procès reprend avec l’audition du premier témoin à charge, le Canadien Ian Smillie, auteur de plusieurs rapports qui démontrent le financement de la guerre civile au Sierra Leonais par les « diamants du sang ».

Charles Taylor est soutenu par une impressionnante escorte d’avocats emmenés par le célèbre Courtenay Griffith du barreau londonien. La défense a remis en cause l’expertise du Canadien qui a reconnu qu’il n’est ni Géologue, ni Economiste, ni Statistien comme il l’a mentionné sur ses rapports.

                                                                                                 

Tag(s) : #International

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